Coûteux jours de banque

TECHNIQUES

Jours de banques frais bancaires De RhinsBref rappel : les jours de banques sont différents des jours de valeurs. Entre 0 et 2 jours, ils sont généralement rajoutés à la durée effective d’un crédit de trésorerie, afin de calculer le nombre de jours d’agios à facturer au client. Ces jours de banques se retrouvent fréquemment dans les crédits de trésorerie classiques, les crédits de mobilisation de créances commerciales et les escomptes d’effets. Pour ces derniers, le nombre de jours de banques est allongé jusqu’au prochain jour ouvré, si l’effet arrive à échéance un jour de fermeture de la banque. On peut ainsi atteindre 4 jours calendaires d’intérêts bancaires supplémentaires, si l’effet tombe un samedi. Nous avions évalué l’impact considérable de l’étonnante CPFD (la commission de plus fort découvert) qui pouvait dans certaines situations doubler le taux de découvert. Qu’en est-il des jours de banques ? Il peut être significatif et il est à rajouter à de multiples commissions bancaires prévues pour un escompte par exemple. Dans l’exemple de conditions bancaires prévoyant 2 jours de banque, le taux nominal d’un crédit est renchéri de 13% pour un crédit de 15 jours (2/15), 7% pour un crédit d’un mois (2/30), 1.8% pour un crédit de 3 mois (2/90). Plus on “tire” long et plus l’impact de ces jours de banque sont faibles. Dans le cadre d’un appel d’offres sur les flux bancaires, voilà à nouveau un sujet loin d’être anecdotique. Il mérite d’être évalué comme les autres postes et négocié avec les banques.

Lundi, 30 mars 2008 par Christian BERTIN Commentaires[0] Lien Permanent TrackBack(0)





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