“L’ordinateur prèlève par erreur des frais bancaires standards au lieu des dérogatoires (sic). Si le comptable ou le trésorier s’en aperçoivent et qu’ils se plaignent … l’ordinateur leur rembourse” s’amusait un patron de centre d’affaires d’une banque rouge il y a quelques semaines.
Ces opérations d’avoirs sont aussi la preuve manifeste de la créativité du secteur bancaire. Au palmarès des libellés d’avoirs de frais bancaires les plus créatifs, nos clients ont eu l’honneur de recevoir le “Chèque Sourire“, le “Virement satisfaction“, et le fameux ”Virement Confiance” mis en place depuis assez longtemps par une banque bleue. En attendant peut-être le “Virement Prosperité”, la “Compensation Qualité” et le “Chèque Allégresse”… pour égayer nos tristes relevés bancaires.
Un excellent article dans les Echos relate les difficultés des banques françaises pour l’année 2008, avec un tableau comparatif des résultats des principaux réseaux français. Pour l’activité de la banque de détail, la BNP affiche 6 milliards d’euros de produit net bancaire (PNB), 16 pour le Crédit Agricole, 7 pour la Société Générale et le Crédit Mutuel et la Caisse d’Epargne, 6 pour les Banques Populaires. Dans ce PNB, la part des commissions bancaires et services bancaires est en augmentation pour tous les réseaux par rapport à 2006 et se situe à 44% pour la BNP, 42% pour le Crédit Agricole, 46% pour la Société Générale, 44% pour la Caisse d’Epargne. La part des commissions bancaires et services bancaires est de 35% pour les Banques Populaires. Le résultat d’exploitation pour tous ces réseaux est autour de 30%. Tout ceci est parfaitement conforme à la tendance que l’on constate, c’est-à-dire une augmentation du poids des commissions bancaires en France dans le PNB.
Pour plus d’informations : http://www.lesechos.fr/info/finance/4714280.htm