Un excellent article dans les Echos relate les difficultés des banques françaises pour l’année 2008, avec un tableau comparatif des résultats des principaux réseaux français. Pour l’activité de la banque de détail, la BNP affiche 6 milliards d’euros de produit net bancaire (PNB), 16 pour le Crédit Agricole, 7 pour la Société Générale et le Crédit Mutuel et la Caisse d’Epargne, 6 pour les Banques Populaires. Dans ce PNB, la part des commissions bancaires et services bancaires est en augmentation pour tous les réseaux par rapport à 2006 et se situe à 44% pour la BNP, 42% pour le Crédit Agricole, 46% pour la Société Générale, 44% pour la Caisse d’Epargne. La part des commissions bancaires et services bancaires est de 35% pour les Banques Populaires. Le résultat d’exploitation pour tous ces réseaux est autour de 30%. Tout ceci est parfaitement conforme à la tendance que l’on constate, c’est-à-dire une augmentation du poids des commissions bancaires en France dans le PNB.
Pour plus d’informations : http://www.lesechos.fr/info/finance/4714280.htm
La commission de plus fort découvert ou CPFD pour les initiés, est aujourd’hui une curiosité dans le paysage des commissions bancaires. Elle est calculée sur le ticket d’agios trimestriel de certaines entreprises.
La commission de plus fort découvert se justifiait, jusqu’en 1986, quand le crédit était encadré. Elle permettait de rémunérer le service des banques, qui devaient fournir des informations statistiques à l’institution monétaire. Mais cette époque est révolue et la commission de plus fort découvert est restée. La commission de plus fort découvert ou CPFD s’applique flat, c’est-à-dire sans prorata temporis, au total des plus forts découverts de chacun des trois mois. Le taux de cette commission de plus fort découvert varie généralement de 0,040% à 0,070% par mois. Dans certaines banques, cette commission bancaire est CPFD généreusement limitée à 50%, voire à 100% des intérêts débiteurs. En termes d’impact, il est important de bien réaliser le coût complémentaire que peut induire la commission de plus fort découvert (CPFD). Aux taux de marché actuels, cette commission, même limitée à 100%, conduit de fait à un doublement du taux facial des agios. Sans limite, le coût devient rédhibitoire. Dans le Benchmark De Rhins, un record pour l’année 2008 semble établi par une grande banque nationale à 0,25% par mois, ce qui représente un taux annuel de 3,04%, à rajouter aux intérêts débiteurs standards, prévus en cas de découvert …
Il convient, dans les négociations avec ses banquiers de chercher à modérer ou à supprimer cette commission de plus fort découvert (CPFD).