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Le 15 septembre 2008 restera probablement le 11 septembre du secteur bancaire, avec la chute du premier domino, la faillite de l’institution la Lehman Brothers. Depuis, le taux de référence court terme Euribor n’a cessé d’augmenter, car c’est l’évidente marque de la défiance du système bancaire. La brusque poussée du coût de l’argent à 3 mois atteint déjà plus de 6% en deux semaines. Où cela s’arrêtera-t’il ? Sur les lignes de crédit déjà négociées, les entreprises sont impactés sur leur taux de découverts, d’escompte, les dailly, les crédits moyen terme à taux variable, les commissions de financement (contrat d’affacturage) …. Sur les nouvelles lignes à négocier, les PME peuvent s’attendre à recevoir des propositions qui dépasseront largement les taux de référence, pour se rapprocher des vraies conditions de refinancement de leurs banques. Les banques commencent à prévenir de leur volonté d’augmenter leurs marges. La Société Générale vient de lancer prudemment le sujet : « nous sommes amenés à augmenter nos conditions parce que, tout simplement, le coût de nos ressources a augmenté ». Les autres vont suivre. L’offensive retenue jusque là, est lancée. La banque de détail doit jouer son rôle, comme lors des dernières crises. Autant s’équiper dés à présent d’un benchmark tarifaire, d’idées précise de structure de coûts du secteur et de posséder les solides contre-arguments, si l’entreprise veut défendre son résultat d’exploitation dans le contexte actuel.