Le coût du crédit court terme augmente de 6% en deux semaines
ACTUALITÉS

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Le  15 septembre 2008 restera probablement le 11 septembre du secteur bancaire, avec la chute du premier domino, la faillite de l’institution la Lehman Brothers.  Depuis, le taux de référence court terme Euribor n’a cessé d’augmenter, car c’est l’évidente marque de la défiance du système bancaire. La brusque poussée du coût de l’argent à 3 mois atteint déjà plus de 6% en deux semaines. Où cela s’arrêtera-t’il ? Sur les lignes de crédit déjà négociées, les entreprises sont impactés sur leur taux de découverts, d’escompte, les dailly, les crédits moyen terme à taux variable, les commissions de financement (contrat d’affacturage) …. Sur les nouvelles lignes à négocier, les PME peuvent s’attendre à recevoir des propositions qui dépasseront largement les taux de référence, pour se rapprocher des vraies conditions de refinancement de leurs banques.  Les banques commencent à prévenir de leur volonté d’augmenter leurs marges. La Société Générale vient de lancer prudemment le sujet : « nous sommes amenés à augmenter nos conditions parce que, tout simplement, le coût de nos ressources a augmenté ». Les autres vont suivre. L’offensive retenue jusque là, est lancée. La banque de détail doit jouer son rôle, comme lors des dernières crises.  Autant s’équiper dés à présent d’un benchmark tarifaire, d’idées précise de structure de coûts du secteur et de posséder les solides contre-arguments, si l’entreprise veut défendre son résultat d’exploitation dans le contexte actuel.

Mardi, 29 septembre 2008 par Laurent CLEMENTZ Commentaires[0] Lien Permanent TrackBack(0)

Special crise bancaire : augmentation des frais bancaires entreprises
ACTUALITÉS

Email frais bancairesPar les temps qui courent, attendez-vous à recevoir dans votre Outlook de drôles de missives, en provenance de votre centre d’affaires ou du pôle entreprises de votre banque. Une très belle PME parisienne a reçu hier l’email suivant. La sobriété de l’exposé est exemplaire, dénué de toute forme de justification ou précaution commerciale. C’est à prendre ou à prendre.

De : pierre.xxxxxxx@xxxxxxxx.com
Envoyé : mercredi 17 septembre 2008 15:10
Objet : Taux de découvert 
Bonjour Monsieur 
Comme annoncé par téléphone, le taux du découvert passe de Eonia +1.10% à Eonia +1.25 %. 
Cordialement 
Pierre xxxxxxxxxxxxxxxx
xx rue xxxxxxxxxxx
75008 Paris
Tel xxxxxxxxxxxxxxx
Fax xxxxxxxxxxxxxxx

A regarder de plus près, les conditions générales de la convention de compte précisent que « La Banque se réserve le droit de modifier les tarifs et les taux d’intérêt. Ces modifications doivent être communiquées au Client le plus rapidement possible (pour ce qui est des modifications de taux d’intérêt) ou dans un délai raisonnable préalable à leur application (pour ce qui est des autres modifications) par courrier, au moyen d’annexe à l’extrait de compte et/ou par un message électronique. Le Client qui n’accepte pas les modifications appliquées à certains produits peut renoncer à ces produits dans une période de 30 jours après la communication. Les dispositions des présentes conditions bancaires relatives à la résiliation sont d’application. » Pas le choix. Il parait encore plus nécessaire de mettre à plat le coût bancaire de l’entreprise, poste par poste. C’est une façon de maitriser l’inflation prévisible des services et des coûts de financements. Car comme à chaque crise, c’est hélas la bonne vieille banque de détail et ses clients captifs qui sauveront les plus imprudents.

Vendredi, 18 septembre 2008 par Christian BERTIN Commentaires[0] Lien Permanent TrackBack(0)

Suppression de 60% des frais bancaires par la Banque Centrale
HUMEURS

Non, ce n’est pas la BCE ni la Banque de France …mais la banque centrale israëlienne.  David Rosenfeld, dans un article sur Israelvalley.com, détaille le grand nettoyage dans les frais bancaires en Israël. A compter du 1er juillet 2008, une nouvelle loi prévoit la suppression de 180 frais bancaires sur les 305 d’un large panel identifié, auprès des banques de détail. L’objectif de cette consolidation est d’améliorer la transparence et de simplifier la comparaison des frais entre les banques. Les principaux changements vont surtout toucher les frais pour contrôle des comptes, frais de crédit, frais sur titres, et frais sur cartes de crédit. Cette initiative fait suite à l’ouverture d’un procès majeur contre les 3 principales banques israéliennes pour entente sur les prix, tant sur les commissions que sur les crédits. Une amende de 1,8 milliard de $ menacerait ces trois plus grandes banques israéliennes (Hapoalim, Leumi, et Discount).

Vendredi, 4 septembre 2008 par Christian BERTIN Commentaires[0] Lien Permanent TrackBack(0)